La colonie suisse de Chabag a été fondée en 1822 par un groupe de vignerons vaudois partis de Vevey, seuls, ou  avec leurs familles, 30 personnes en tout,  à bord de chariots tirés par des chevaux en juillet de cette année-là sous la conduite de Louis Samuel Vincent Tardent (1787-1836) pour s'établir sur des terres octroyées par le tsar Alexandre Ier (1777-1825), non loin d'Odessa.

De l’État russe chaque famille recevait environ 66 hectares de terres, pas cultivées suite aux guerres de la Russie avec la Turquie (1806-1812). Leur liberté religieuse était garantie. Ces terres étaient exemptées d'impôt pour les dix ans suivant l'établissement à Chabag et il n'y avait pas de service militaire pour les hommes.

Les débuts de la colonie furent, bien évidemment, difficiles. La population de la colonie augmenta régulièrement jusqu'en 1829, mais, malheureusement, une épidémie de peste frappa la région en 1830, ce qui entraîna une mortalité importante, heureusement vite comblée par l'arrivée de nouveaux émigrants en provenance de la Suisse et des personnes des colonies allemandes de Bessarabie. Chabag devint depuis une colonie suisse bilingue.

A partir de 1840 les efforts des colons sont récompensés et la prospérité est au rendez-vous. Une église réformée est bâtie par les colons avec leurs propres moyens. Le clocher de la nouvelle église est surmonté d'un coq et d'une croix. Le bâtiment sert aux protestants comme aux luthériens.

Grâce à leurs efforts constants pour l'amélioration qualitative de leur vin, ce dernier s'exporte loin à la ronde. En 1893 l'un des vignerons de la colonie, Louis Gander, obtient ainsi une médaille à un concours viticole de Chicago.

A partir de 1871 les privilèges dont jouissait la colonie suisse furent abolis et ses habitants furent soumis aux mêmes lois que le reste des sujets de l'Empire russe. L'année 1874 marqua la fin de l'exemption du service militaire pour les jeunes hommes de la colonie.

Lors de la révolution d'Octobre, en 1917, la colonie connut, comme beaucoup de régions de Russie, des temps troublés. Heureusement pour les colons, durant l'année 1918, la région fut occupée par l'armée roumaine, ce qui évita aux Chabiens de connaître les joies d'un régime communiste. Cette annexion territoriale roumaine fut confirmée par le Traité de Versailles en 1919.

Malheureusement, ce rattachement à la Roumanie ne fut guère profitable à la colonie sur le plan économique. En effet, il n'était plus possible d'exporter la production viticole en Russie, la Roumanie étant elle-même une grande productrice de vin !

En 1920 la colonie fut honorée par une visite officielle du roi de Roumanie Ferdinand. Deux ans plus tard la colonie fêtera, solennement, le centenaire de son établissement. En 1937 la colonie reçut la visite du successeur du roi Ferdinand, Carol II, qui laissera un autographe sur le mur de  la  cave de Jean Thévenaz. Cet autographe est visible encore aujourd’hui dans le nouveau musée du Centre Culturel du Vin de Shabo.

La crise économique de 1929 et une mauvaise météo frapperont durement Chabag pendant l'entre-deux guerres.

Le 28 juin 1940 sonnera le glas de la colonie suisse de Chabag. En effet, une des clauses secrètes du pacte Molotov-Ribbentrop (signé en août 1939) prévoyait que la Bessarabie (actuelle Moldavie) serait donnée à l'URSS. Chabag se situant dans cette région, les colons surent seulement le 27 juin que, dès le lendemain à 14h00, leur village passerait en mains soviétiques.

Il s'en suivit un départ précipité d'une première vague d'habitants, en train, d'Akkermann en direction de Bucarest. En août un deuxième groupe de trentre-trois Chabiens put quitter le village par bateau à destination de Constanza en Roumanie. En octobre 1940, finalement, près de la quasi-totalité des Chabiens restants, d'origine suisse, quittèrent le village, à bord de chariots, en direction de l'Allemagne, en même temps que quelque 80'000 autres réfugiés en provenance des florissantes colonies allemandes de la région.

Certains Chabiens rentrèrent directement en Suisse en 1940. Les autres furent dispersés, quelques uns s’établirent en Pologne, d'autres vécurent dans des camps de réfugiés en Allemagne, en Tchéquie et en Serbie. Après la fin de la deuxième guerre mondiale, les Chabiens regagnèrent, pour la plupart, leur mère-patrie.

En 1947 les Chabiens rentrés en Suisse décidèrent de créer une association appelée “Société Chabag - Lausanne”, afin de faire connaître leur histoire à leurs compratriotes, et d’organiser annuellement un pique-nique lors duquel un chachlik était servi, permettant de retrouver parents et amis le temps d'un dimanche et d'évoquer leurs souvenirs de Chabag.

En 2015, les personnes nées à Chabag n'étaient, malheureusement, plus qu'une poignée. Certains de leurs descendants ont décidé alors de créer un site web pour perpétuer le souvenir de cette épopée humaine et historique qui aura duré 118 ans.


De Chabag à Shabo

Suite à la fin de la colonie suisse, d’anciens journaliers se regroupèrent pour créer un sovkhoze nommé «Liman rouge».

En octobre 1998, avec la détente des relations Est-Ouest grâce à la perestroïka, un groupe d'«anciens» de la colonie reçut l'autorisation de passer une journée dans le village. Ils y rencontrèrent certains de leurs parents lors de
retrouvailles pleines d'émotions.

En 2003,  un homme d'affaire géorgien, V.G. Ioukouridzé, racheta l'ancien sovkhoze et procéda à une modernisation complète de l'usine. Il fit replanter près de 1'100 hectares de vignes et, par des méthodes modernes de vinification, accrut notablement la qualité des vins obtenus.

Un centre culturel du vin a également été établi au sein de la nouvelle usine. En plus des traditionnelles dégustations de vin, mousseux et cognacs, il est possible de visiter un petit musée dans l'école de Shabo et un grand musée bien documenté, dans le centre culturel du vin, retraçant l'histoire de la colonisation de la région depuis les antiques colonies grecques de la mer Noire. La plus vieille production du vin du monde en Géorgie, le pays d'origine du nouveau propriétaire, est aussi exposée. Une part importante du musée est consacrée à l'histoire de l'ancienne colonie suisse de Chabag 1822 à 1940.

En 2012, afin de fêter dignement le 190ème anniversaire  de l'établissement de la colonie suisse, Monsieur Ioukouridzé et Monsieur Paulsen, consul honoraire de Russie à Lausanne, décidèrent d'organiser un voyage commémoratif en invitant quelques anciens Chabiens et descendants de Chabiens, ainsi que des représentants des autorités politiques vaudoises, des historiens, des journalistes et des vignerons.
La colonie suisse de Chabag a été fondée en 1822 par un groupe de vignerons vaudois partis de Vevey, seuls, ou  avec leurs familles, 30 personnes en tout,  à bord de chariots tirés par des chevaux en juillet de cette année-là sous la conduite de Louis Samuel Vincent Tardent (1787-1836) pour s'établir sur des terres octroyées par le tsar Alexandre Ier (1777-1825), non loin d'Odessa.

De l’État russe chaque famille recevait environ 66 hectares de terres, pas cultivées suite aux guerres de la Russie avec la Turquie (1806-1812). Leur liberté religieuse était garantie. Ces terres étaient exemptées d'impôt pour les dix ans suivant l'établissement à Chabag et il n'y avait pas de service militaire pour les hommes.

Les débuts de la colonie furent, bien évidemment, difficiles. La population de la colonie augmenta régulièrement jusqu'en 1829, mais, malheureusement, une épidémie de peste frappa la région en 1830, ce qui entraîna une mortalité importante, heureusement vite comblée par l'arrivée de nouveaux émigrants en provenance de la Suisse et des personnes des colonies allemandes de Bessarabie. Chabag devint depuis une colonie suisse bilingue.

A partir de 1840 les efforts des colons sont récompensés et la prospérité est au rendez-vous. Une église réformée est bâtie par les colons avec leurs propres moyens. Le clocher de la nouvelle église est surmonté d'un coq et d'une croix. Le bâtiment sert aux protestants comme aux luthériens.

Grâce à leurs efforts constants pour l'amélioration qualitative de leur vin, ce dernier s'exporte loin à la ronde. En 1893 l'un des vignerons de la colonie, Louis Gander, obtient ainsi une médaille à un concours viticole de Chicago.

A partir de 1871 les privilèges dont jouissait la colonie suisse furent abolis et ses habitants furent soumis aux mêmes lois que le reste des sujets de l'Empire russe. L'année 1874 marqua la fin de l'exemption du service militaire pour les jeunes hommes de la colonie.

Lors de la révolution d'Octobre, en 1917, la colonie connut, comme beaucoup de régions de Russie, des temps troublés. Heureusement pour les colons, durant l'année 1918, la région fut occupée par l'armée roumaine, ce qui évita aux Chabiens de connaître les joies d'un régime communiste. Cette annexion territoriale roumaine fut confirmée par le Traité de Versailles en 1919.

Malheureusement, ce rattachement à la Roumanie ne fut guère profitable à la colonie sur le plan économique. En effet, il n'était plus possible d'exporter la production viticole en Russie, la Roumanie étant elle-même une grande productrice de vin !

En 1920 la colonie fut honorée par une visite officielle du roi de Roumanie Ferdinand. Deux ans plus tard la colonie fêtera, solennement, le centenaire de son établissement. En 1937 la colonie reçut la visite du successeur du roi Ferdinand, Carol II, qui laissera un autographe sur le mur de  la  cave de Jean Thévenaz. Cet autographe est visible encore aujourd’hui dans le nouveau musée du Centre Culturel du Vin de Shabo.

La crise économique de 1929 et une mauvaise météo frapperont durement Chabag pendant l'entre-deux guerres.

Le 28 juin 1940 sonnera le glas de la colonie suisse de Chabag. En effet, une des clauses secrètes du pacte Molotov-Ribbentrop (signé en août 1939) prévoyait que la Bessarabie (actuelle Moldavie) serait donnée à l'URSS. Chabag se situant dans cette région, les colons surent seulement le 27 juin que, dès le lendemain à 14h00, leur village passerait en mains soviétiques.

Il s'en suivit un départ précipité d'une première vague d'habitants, en train, d'Akkermann en direction de Bucarest. En août un deuxième groupe de trentre-trois Chabiens put quitter le village par bateau à destination de Constanza en Roumanie. En octobre 1940, finalement, près de la quasi-totalité des Chabiens restants, d'origine suisse, quittèrent le village, à bord de chariots, en direction de l'Allemagne, en même temps que quelque 80'000 autres réfugiés en provenance des florissantes colonies allemandes de la région.

Certains Chabiens rentrèrent directement en Suisse en 1940. Les autres furent dispersés, quelques uns s’établirent en Pologne, d'autres vécurent dans des camps de réfugiés en Allemagne, en Tchéquie et en Serbie. Après la fin de la deuxième guerre mondiale, les Chabiens regagnèrent, pour la plupart, leur mère-patrie.

En 1947 les Chabiens rentrés en Suisse décidèrent de créer une association appelée “Société Chabag - Lausanne”, afin de faire connaître leur histoire à leurs compratriotes, et d’organiser annuellement un pique-nique lors duquel un chachlik était servi, permettant de retrouver parents et amis le temps d'un dimanche et d'évoquer leurs souvenirs de Chabag.

En 2015, les personnes nées à Chabag n'étaient, malheureusement, plus qu'une poignée. Certains de leurs descendants ont décidé alors de créer un site web pour perpétuer le souvenir de cette épopée humaine et historique qui aura duré 118 ans.


De Chabag à Shabo

Suite à la fin de la colonie suisse, d’anciens journaliers se regroupèrent pour créer un sovkhoze nommé «Liman rouge».

En octobre 1998, avec la détente des relations Est-Ouest grâce à la perestroïka, un groupe d'«anciens» de la colonie reçut l'autorisation de passer une journée dans le village. Ils y rencontrèrent certains de leurs parents lors de
retrouvailles pleines d'émotions.

En 2003,  un homme d'affaire géorgien, V.G. Ioukouridzé, racheta l'ancien sovkhoze et procéda à une modernisation complète de l'usine. Il fit replanter près de 1'100 hectares de vignes et, par des méthodes modernes de vinification, accrut notablement la qualité des vins obtenus.

Un centre culturel du vin a également été établi au sein de la nouvelle usine. En plus des traditionnelles dégustations de vin, mousseux et cognacs, il est possible de visiter un petit musée dans l'école de Shabo et un grand musée bien documenté, dans le centre culturel du vin, retraçant l'histoire de la colonisation de la région depuis les antiques colonies grecques de la mer Noire. La plus vieille production du vin du monde en Géorgie, le pays d'origine du nouveau propriétaire, est aussi exposée. Une part importante du musée est consacrée à l'histoire de l'ancienne colonie suisse de Chabag 1822 à 1940.

En 2012, afin de fêter dignement le 190ème anniversaire  de l'établissement de la colonie suisse, Monsieur Ioukouridzé et Monsieur Paulsen, consul honoraire de Russie à Lausanne, décidèrent d'organiser un voyage commémoratif en invitant quelques anciens Chabiens et descendants de Chabiens, ainsi que des représentants des autorités politiques vaudoises, des historiens, des journalistes et des vignerons.
La colonie suisse de Chabag a été fondée en 1822 par un groupe de vignerons vaudois partis de Vevey, seuls, ou  avec leurs familles, 30 personnes en tout,  à bord de chariots tirés par des chevaux en juillet de cette année-là sous la conduite de Louis Samuel Vincent Tardent (1787-1836) pour s'établir sur des terres octroyées par le tsar Alexandre Ier (1777-1825), non loin d'Odessa.

De l’État russe chaque famille recevait environ 66 hectares de terres, pas cultivées suite aux guerres de la Russie avec la Turquie (1806-1812). Leur liberté religieuse était garantie. Ces terres étaient exemptées d'impôt pour les dix ans suivant l'établissement à Chabag et il n'y avait pas de service militaire pour les hommes.

Les débuts de la colonie furent, bien évidemment, difficiles. La population de la colonie augmenta régulièrement jusqu'en 1829, mais, malheureusement, une épidémie de peste frappa la région en 1830, ce qui entraîna une mortalité importante, heureusement vite comblée par l'arrivée de nouveaux émigrants en provenance de la Suisse et des personnes des colonies allemandes de Bessarabie. Chabag devint depuis une colonie suisse bilingue.

A partir de 1840 les efforts des colons sont récompensés et la prospérité est au rendez-vous. Une église réformée est bâtie par les colons avec leurs propres moyens. Le clocher de la nouvelle église est surmonté d'un coq et d'une croix. Le bâtiment sert aux protestants comme aux luthériens.

Grâce à leurs efforts constants pour l'amélioration qualitative de leur vin, ce dernier s'exporte loin à la ronde. En 1893 l'un des vignerons de la colonie, Louis Gander, obtient ainsi une médaille à un concours viticole de Chicago.

A partir de 1871 les privilèges dont jouissait la colonie suisse furent abolis et ses habitants furent soumis aux mêmes lois que le reste des sujets de l'Empire russe. L'année 1874 marqua la fin de l'exemption du service militaire pour les jeunes hommes de la colonie.

Lors de la révolution d'Octobre, en 1917, la colonie connut, comme beaucoup de régions de Russie, des temps troublés. Heureusement pour les colons, durant l'année 1918, la région fut occupée par l'armée roumaine, ce qui évita aux Chabiens de connaître les joies d'un régime communiste. Cette annexion territoriale roumaine fut confirmée par le Traité de Versailles en 1919.

Malheureusement, ce rattachement à la Roumanie ne fut guère profitable à la colonie sur le plan économique. En effet, il n'était plus possible d'exporter la production viticole en Russie, la Roumanie étant elle-même une grande productrice de vin !

En 1920 la colonie fut honorée par une visite officielle du roi de Roumanie Ferdinand. Deux ans plus tard la colonie fêtera, solennement, le centenaire de son établissement. En 1937 la colonie reçut la visite du successeur du roi Ferdinand, Carol II, qui laissera un autographe sur le mur de  la  cave de Jean Thévenaz. Cet autographe est visible encore aujourd’hui dans le nouveau musée du Centre Culturel du Vin de Shabo.

La crise économique de 1929 et une mauvaise météo frapperont durement Chabag pendant l'entre-deux guerres.

Le 28 juin 1940 sonnera le glas de la colonie suisse de Chabag. En effet, une des clauses secrètes du pacte Molotov-Ribbentrop (signé en août 1939) prévoyait que la Bessarabie (actuelle Moldavie) serait donnée à l'URSS. Chabag se situant dans cette région, les colons surent seulement le 27 juin que, dès le lendemain à 14h00, leur village passerait en mains soviétiques.

Il s'en suivit un départ précipité d'une première vague d'habitants, en train, d'Akkermann en direction de Bucarest. En août un deuxième groupe de trentre-trois Chabiens put quitter le village par bateau à destination de Constanza en Roumanie. En octobre 1940, finalement, près de la quasi-totalité des Chabiens restants, d'origine suisse, quittèrent le village, à bord de chariots, en direction de l'Allemagne, en même temps que quelque 80'000 autres réfugiés en provenance des florissantes colonies allemandes de la région.

Certains Chabiens rentrèrent directement en Suisse en 1940. Les autres furent dispersés, quelques uns s’établirent en Pologne, d'autres vécurent dans des camps de réfugiés en Allemagne, en Tchéquie et en Serbie. Après la fin de la deuxième guerre mondiale, les Chabiens regagnèrent, pour la plupart, leur mère-patrie.

En 1947 les Chabiens rentrés en Suisse décidèrent de créer une association appelée “Société Chabag - Lausanne”, afin de faire connaître leur histoire à leurs compratriotes, et d’organiser annuellement un pique-nique lors duquel un chachlik était servi, permettant de retrouver parents et amis le temps d'un dimanche et d'évoquer leurs souvenirs de Chabag.

En 2015, les personnes nées à Chabag n'étaient, malheureusement, plus qu'une poignée. Certains de leurs descendants ont décidé alors de créer un site web pour perpétuer le souvenir de cette épopée humaine et historique qui aura duré 118 ans.


De Chabag à Shabo

Suite à la fin de la colonie suisse, d’anciens journaliers se regroupèrent pour créer un sovkhoze nommé «Liman rouge».

En octobre 1998, avec la détente des relations Est-Ouest grâce à la perestroïka, un groupe d'«anciens» de la colonie reçut l'autorisation de passer une journée dans le village. Ils y rencontrèrent certains de leurs parents lors de
retrouvailles pleines d'émotions.

En 2003,  un homme d'affaire géorgien, V.G. Ioukouridzé, racheta l'ancien sovkhoze et procéda à une modernisation complète de l'usine. Il fit replanter près de 1'100 hectares de vignes et, par des méthodes modernes de vinification, accrut notablement la qualité des vins obtenus.

Un centre culturel du vin a également été établi au sein de la nouvelle usine. En plus des traditionnelles dégustations de vin, mousseux et cognacs, il est possible de visiter un petit musée dans l'école de Shabo et un grand musée bien documenté, dans le centre culturel du vin, retraçant l'histoire de la colonisation de la région depuis les antiques colonies grecques de la mer Noire. La plus vieille production du vin du monde en Géorgie, le pays d'origine du nouveau propriétaire, est aussi exposée. Une part importante du musée est consacrée à l'histoire de l'ancienne colonie suisse de Chabag 1822 à 1940.

En 2012, afin de fêter dignement le 190ème anniversaire  de l'établissement de la colonie suisse, Monsieur Ioukouridzé et Monsieur Paulsen, consul honoraire de Russie à Lausanne, décidèrent d'organiser un voyage commémoratif en invitant quelques anciens Chabiens et descendants de Chabiens, ainsi que des représentants des autorités politiques vaudoises, des historiens, des journalistes et des vignerons.